L’autre jour, lors d’un échange dans le secteur à propos du salon CAFM, quelqu’un a lancé : « Vous allez à la foire aux antiquités ? » Une petite pique amicale, teintée de folklore professionnel : le Facility Management vu comme une arrière-salle poussiéreuse, quelque part entre classeurs, trousseaux de clés et interminables tableaux Excel. Et tout le monde fait comme si c’était une fatalité.
Spoiler : pas du tout.
S’il y a des antiquités quelque part, on les trouve rarement là où on les a mises volontairement, mais plutôt dans les processus. Car s’il y a bien quelque chose qui paraît dépassé en Facility Management, ce sont les ruptures d’information, les plans papier, les PDF sans contexte et les données qui existent quelque part sans jamais produire le moindre effet.
Nous y allons parce que nous réglons justement ce « problème des antiquités ».
Et nous le faisons d’une manière qu’on peut difficilement confondre avec une foire aux antiquités, à moins de considérer qu’un modèle d’IA, c’est à peu près la même chose qu’un téléphone à cadran.
Ce n’est pas le FM qui est dépassé. C’est le « Veuillez sélectionner une catégorie ».
La façon la plus rapide de transformer un système de tickets en petite tragédie interne consiste à punir la personne qui signale un incident avec une avalanche de champs à remplir : catégorie, sous-catégorie, corps de métier, équipement, site, degré d’urgence, priorité, code d’erreur, nom, prénom, service. Alors qu’au final, il s’agit simplement d’un radiateur en panne.
C’est précisément là que nous mettons l’IA au travail chez speedikon Group.
Intégré à speedikon C, notre outil d’IA analyse automatiquement les tickets, en comprend le contenu et le contexte, puis les classe afin que le tri manuel ne soit plus la partie la plus coûteuse du traitement d’un incident. Le système est volontairement conçu pour que la personne qui fait le signalement n’ait pas à deviner la bonne catégorie.
Et soyons honnêtes : dans de nombreux processus CAFM, le principal problème n’est pas le logiciel. Ce sont les mains. Elles sont déjà occupées : outils, gants, échelle, listes de contrôle. C’est pourquoi la saisie d’un incident fonctionne sans les mains. Il suffit de dicter le problème dans son appareil et l’IA remplit automatiquement les champs nécessaires pour la suite du traitement.
Human in the Loop : pourquoi le FM n’est pas un métier en pilotage automatique
Nous pourrions affirmer avec aplomb : « L’IA fait tout. » Mais ce n’est pas notre discours. Nous disons que l’IA propose et que l’humain décide.
En Facility Management, il y a deux réalités qu’on ne peut pas ignorer : la responsabilité et la traçabilité. La responsabilité de l’exploitant n’est pas un mot à la mode, c’est une exigence juridique bien réelle. Notre approche est donc simple : automatiser là où cela apporte une vraie valeur et prévoir des points de contrôle là où ils sont indispensables.
Autrement dit, notre IA n’est pas une magicienne. C’est une collègue très bien entraînée qui ne se fatigue jamais, mais qui devrait quand même valider avec un humain avant d’appeler les pompiers.
Une simple photo suffit
C’est ici que l’étiquette « foire aux antiquités » prend tout son sens : quand il faut retourner à son bureau pour documenter correctement un incident.
Notre helpdesk est entièrement mobile. Il permet de télécharger directement des photos dans un ticket afin de documenter les problèmes et les interventions sur site. L’IA analyse l’image, complète automatiquement les champs pertinents, puis transmet le tout à un collaborateur pour vérification et validation. C’est la base de ce qui compte vraiment en FM : une documentation fiable et vérifiable.
Avez-vous discuté avec vos données aujourd’hui ?
Le deuxième grand problème d’antiquités en FM, c’est la fragmentation de l’information.
« Où puis-je trouver… ? » Rapport d’inspection, consignes de maintenance, obligations réglementaires, documentation fabricant, version de révision, contrat, bordereau de prix. Tout existe, mais tout est éparpillé.
C’est là qu’intervient inno:docs. Ce chatbot basé sur l’IA rend l’ensemble des connaissances de l’entreprise accessible aux collaborateurs. Il peut être hébergé dans le cloud ou en local, ce qui le rend adapté aux environnements où les données sensibles ne doivent pas simplement être envoyées dans un cloud quelconque.
Et bien sûr, inno:docs ne fonctionne pas en vase clos dans notre écosystème speedikon. Cette fonctionnalité peut également être utilisée avec les documents issus de speedikon C.
La fin des classeurs numériques
Il y a aussi les grands classiques : des plans scannés, enregistrés sous des noms comme « Scan_003_final_final2.pdf » et déposés dans un dossier. Voilà ce que certains appellent la transformation numérique. Le seul problème, c’est que retrouver le bon plan dans une armoire numérique peut prendre plus de temps que de fouiller une pile de papier.
inno:plan s’attaque précisément à ce point avec une recherche graphique et de plans basée sur l’IA. L’outil analyse les plans scannés et les rend consultables en quelques secondes via une requête en langage naturel, en mettant en évidence les éléments pertinents directement dans le plan. Et point important : il fonctionne en local, sans obligation de cloud.
speedikon VIP : une plateforme au lieu de naviguer d’un système à l’autre
Puisque nous parlons de structures dépassées, rien ne crie autant « 2009 » que des données présentes partout, mais jamais réunies au même endroit.
La Visual Intelligence Platform a été conçue précisément pour résoudre ce problème. Elle rassemble les données géométriques et alphanumériques dans une vue centralisée et décloisonne les systèmes, afin d’éviter de passer d’un outil à l’autre et de permettre des décisions fondées sur une vision cohérente et unifiée.
Pourquoi nous y allons quand même
Parce que le Facility Management est un secteur qui fait fonctionner chaque jour des infrastructures critiques, des bâtiments, des installations et des processus, souvent avec des outils qui appartiennent davantage à l’avant-dernière décennie qu’à l’année 2026.
Alors quand quelqu’un parle de « foire aux antiquités », nous y voyons une invitation à montrer que les logiciels FM modernes ne se limitent plus au CAFM. Ce sont désormais des plateformes, des espaces de données, des systèmes d’assistance et, de plus en plus, des copilotes pilotés par l’IA.
Image : macrovector/Freepik.com ; Montage : speedikon FM AG
